Cause toujours !

Suite à « l’article » de Elisabeth Lévy dans causeur intitulé : « 30 millions d’ennemis; Au secours, les ligues de vertu reviennent! » (j’entends déjà les rires de hyènes…), voilà mes pensées féministes et cis-misandres semées au fur et à mesure de la lecture de celui-ci. Excusez moi d’avance si je n’arrive pas à être en colère cette fois-ci, c’est que c’est trop drôle pour me mettre en rogne.

« Au secours, les ligues de vertu reviennent! »

Tremblez, tremblez, vous avez peur de nous, nous féministes, pro-féministes, et cis-misandres, et vous avez raison !

« Qu’on me pardonne de briser le secret des délibérations, mais, à Causeur, j’ai dû batailler ferme pour convaincre les troupes de s’engager sur ce terrain glissant. »

Ah, voilà, nous sommes donc en guerre… Je préfère vous prévenir tout de suite nous disposons de stock illimités de paillettes pour les récalcitrants et de cookies pour les sympathisants !

« Bien entendu, personne n’a remarqué que j’étais allée chez le coiffeur. Pour les compliments sexistes, je repasserai. Mais on me laisse encore raconter des histoires de blondes pendant les conférences de rédaction. »

Bien sûr que si tout le monde a remarqué la nouvelle coiffure de Elisabeth Levy, mais bien qu’elle croie ses locaux à l’abris du féminisme, nos escadrons cis-misandres sont passés par là et tout le monde a tenu sa langue ! Je tiens à féliciter l’équipe toute entière, sauf Elisabeth… Mais vous n’êtes qu’au début de vos efforts ! Et n’oubliez pas, Feminists are watching you.

 reponsecauseur

« On ne plaindra pas non plus Julien Aubert, le député qui s’est fait sucrer une partie de son salaire pour son « Madame le Président », ni Pierre, Paul ou Jacques qui se retrouvent en garde à vue, et parfois en prison, parce qu’une dame mécontente les a abusivement accusés de viol, et qui auront perdu leur boulot le jour où ils seront blanchis. »

Je comprends plus rien, je croyais que vous étiez contre nous… Mais en fait on est grave d’accord ! On ne les plaint pas effectivement ! Tope-là Elisabeth !

« Défense de rire, défense de dire, défense de désirer : il est temps de se révolter – faute de quoi il ne se trouvera personne pour vous plaindre le jour où votre tour viendra de passer à la casserole féministe. »

Scoop ! Il est déjà trop tard, les gens après qui vous êtes sont les gens desquels vous dépendez, qui cuisinent vos repas, sortent vos ordures.

On connecte vos appels, on conduit vos ambulances et on surveille quand vous dormez, ne nous emmerdez pas. (Vous aussi vous avez vu Fight Club ? Bon bah les féministes c’est pareil mais en vraiment mieux, les licornes et les paillettes en plus ^^).

« Que l’on protège les femmes obligées de se prostituer ne leur suffit pas, il leur faut aussi protéger contre elles-mêmes celles qui déclarent vouloir se prostituer librement. Elles sont aliénées, paraît-il. Aliénée toi-même, bécasse ! »

Elisabeth, s’il te plait, tu ne feras croire à personne que tu es l’alliée des travailleuses du sexe. Déjà parce qu’unE alliéE n’opposerait pas les travailleuses « par choix » et les autres… Elle les soutiendrait toutes, ensuite parce que Vincent Castagno, l’un de tes « journalistes », a publié d’ignobles fantasmes concernant l’agression d’une travailleuse du sexe :

« – A ce propos, un soir j’étais aux putes à Anvers (…) Porte de la salle de bains ouverte, elle lavait son machin dans le bidet. Adios! Je renfilai mon manteau et déguerpis. (…) Dans la rue, je pensais au mâle que j’aurais pu être il y a un siècle. Ah! après l’avoir sautée, la beigne que je lui aurais flanquée avant de décamper sans payer! Et ce n’est même pas moi qui aurais passé la meilleure soirée. »

(source : Causeur, le numéro en question, page 65, une citation toute en classe et élégance)

Moi, féministe, cis-misandre, je pense au mâle qu’est Castagno aujourd’hui, celui là même qui a eu peur de se prendre la raclée de sa vie par une collègue pute, et qui a préféré fuir. (Message pour toi Vincent, tu as bien fait). Le pauvre, on le plaint (non).

« Aussi nos diablesses sont-elles expertes en délation numérique, destinées à obtenir par la honte le pardon et la rédemption du mâle forcément dominant. »

C’est exactement ça ! Tremblez ! La honte va enfin changer de camp !

Après ce gros ramassis de merde, je me dis que le patriarcat n’est pas mort, certes, mais il a peur, il a peur de nous, féministes, pro-féministes, il a peur de nos luttes, de nos combats.

En lisant « l’article » de causeur, je vois un misogyne à terre qui gueule de toutes ces dernières petites forces. Et ouais, ça me fait plaisir, j’espère qu’à vous aussi les amiEs !

Le patriarcat c’est trop 20ème siècle…

Sources (à part le « truc » en question) : Les InrocksCauseur

A lire aussi : la réponse de Jack Parker et l’analyse d’Acrimed

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