FAITS d'Hiver (et de l'été)

C’est l’histoire du quotidien

Et quelques faits divers

Faits d’hiver comme de l’été

La douleur des victimes

Et celle des bourreaux

Ne connaissent pas de saison

Derrière les barreaux

Les unes en cage dans un corps outragé

Les autres en rage avec l’enfant qu’ils ont été

Qui les regarde ahuri,

Les jeux d’adultes comportent certaines règles

L’enfance de l’art est aussi l’art d’écouter son enfance

L’homme en transhumance

S’est perdu entre idole de soi et absence de sens

La femme désespoir quitta une fois la terre

Quand une fois sous l’orage le sanctuaire (sans qui tu erres)

A quitté les rivages De la terre nourricière

Le navire et son maigre trésor

Les joyaux d’une flottille ou plutôt d’une coquille

Ont ramé puis coulé sous l’assaut d’un pirate

Depuis sombré dans l’oubli

Puis est venu ce grand amant

Qui ne disait rien Et préférait mentir

Pour amortir les traces

D’une vie sans identité, protéger son amie

Ne pas la perdre et l’enchaîner a coups de rapports forcés

Il violait par insolence

La femme solitaire qui rêvait d’être aimée

Il Vengeait par violence,

L’homme fier mais indigne ignorant du respect

Entre ces deux extrême

Ne restait aucune place A l’extrait même

Du môme qui parlait d’être droit

L’être et la guigne d’un chemin d’évadé

L’inextricable ligne D’une vie toute cabossée

Alors face au corps de cette femme

Qui ne disait plus non

Les Deux parties d’une même querelle

Dans les vignes éclaboussées

D’un champ ravagé

inconnu a toutes les adresses

Perséphone enlevée aux enfers Par un Hadès belliqueux

Il ne lui demandera jamais si elle veut

J’en entends qui s’indignent

Et tous les saints détourner les yeux

Du funeste destin

Des corps qui se font mal

Les gens de bien Se signent et condamnent

Au même banc: celui des accusés

La femme tentée tentante qui n’a pas su dire non

Qui a pris des risques

Et récolté la bisque

L’homme sans visage et sans nom

Le pirate séduisant, le monstre de la situation

Alors comme Certains consomment

Une addiction criminelle

Cet homme ci ou cet homme la Purgent leur soif de dégâts

Et par des crimes bien ordinaires

Plongeant leur proie dans les égouts

D’une souffrance jamais comprise

Pas même d’elles seules

Dans un dégoût de soi

Le reflet blessé du miroir mémoire Taira la vérité,

Et le temps passera

Un nuage et des éclaircies

Une pluie effacera Ce qui ne se nomme pas

On ne parle pas de ça

Et en famille le linge est propre

Une fille détruite on la protège

Mais on ne l’entend pas

Pas même elle seule

Elle qui ne s’aimait pas.

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