Visibilité : une stratégie de survie

Ou : le A est pour Asexuel-le, Aromantique, Agenre, et non pas pour Allié-e en manque de cookies et de temps de parole sur sa petite personne égocentrique.

Selon les stats, les personnes sur le spectre de l’asexualité représenteraient 1% de la population. C’est peu. C’est d’autant plus peu que depuis que je me promène dans les cercles féministes, j’ai l’impression qu’au moins 1 personne sur 5 que je croise est ou était sur le spectre sans le savoir (quand je dis était je ne signifie pas que ces personne ont magiquement cessé d’être ace mais qu’elles en ont pris connaissance). Sachant que cette orientation n’est pas du tout visible, j’imagine qu’à l’échelle de l’humanité, on doit être par conséquent nettement plus que 1%.

Les aces sont inclus dans les luttes MOGAI, et cela fait débat. Nous ne subissons pas d’oppressions systémiques spécifiques alors techniquement nous n’aurions rien à revendiquer. Erreur, grossière erreur. Si nous ne subissons effectivement pas d’oppressions spécifiques nous avons encore un combat de taille à mener : celui de la visibilité.

Cela paraît anodin pour beaucoup, voire narcissique. Mais il s’agit là d’une question de survie pour nous. Si nous n’existons pas pour la population alors la population ne peut s’identifier à nous. Et si la population ne peut s’identifier à nous cela signifie que certain-es de nos pair-es sont probablement en train de s’autodétruire parce qu’on leur répète depuis des années que le sexe c’est le bien, et que quand on aime pas on se force. De plus, pour celleux d’entre nous qui ont trouvé leur place sur le spectre, cette méconnaissance représente un grand danger. Si en face de vous, vous n’avez que des gens qui n’auront jamais entendu parler de votre existence, vous vous exposerez clairement plus à différentes formes de violence que si on connaît votre orientation et qu’elle a été assimilée par la majeure partie de la population.

Le fait est qu’il ne fait pas bon d’être asexuel-le aujourd’hui, et ce même dans les sphères « safes ». L’absence d’envie de vie sexuelle notamment de la part des personnes afab (assignées femmes à la naissance) est perçu depuis toujours comme « une caractéristique essentielle liée au sexe de la personne ». Dans les théories what the fuck essentialistes donc, bite = oh oui du sexe, chatte = oh non alors seulement pour te faire plaisir. La révolution sexuelle et le féminisme « pro-sexe » ont balayé ces préjugés en indiquant que les caractéristiques liées aux genres sont des mythes et que ce n’est pas parce qu’on est femme qu’on ne peut pas aimer le sexe. Ce mouvement a donc incité les femmes à faire preuve d’empowerment, à sortir du shaming et à clamer haut et fort leur vie sexuelle.

Et c’est super. Oui sincèrement, c’est top. Mais où nous plaçons-nous, nous ? Je ne me sens pas pro-sexe personnellement, je me sens pro-choix. Et je ne baiserai pas pour l’égalité. Je sais que ce n’est pas l’intention qui a été développée par cette vague féministe mais les résultats sont là, la société a gardé le sexe et lourdé les idéologies. Bonjour hyper sexualisation et sexisme, aujourd’hui, on parle de sexe. On parle de sexe dans les magazines « bien le sucer en 10 leçons », « sodomie ? Le must do pour le garder ? », « 10 positions qui LE rendront fou de vous ». On parle de sexe dans les films « oh lala Jean-Gérard et moi c’est l’amour fou, j’ai pas dormi depuis 10 jours hihi ». On parle de sexe dans les pubs, à la radio, à la télé, entre potes, entre collègues, entre … STOP. Angoisse.

 

asexualpride_620x350
www.asexuality.org

 

Moi je me reconnais pas là-dedans. Je veux pas le sexe parce que c’est top. Le sexe c’est pas top. Et c’est pas un problème psy, c’est pas parce que j’ai jamais joui, c’est pas parce que je suis prude. Je vois juste pas le fuckin intérêt.

Je suis ace. Et j’existe. On existe. Mais pourquoi le crier ? Je vous propose d’analyser avec moi 3 axes retenus avec des concerné-es comme important :

 

1) L’importance capitale de l’identification :

 

C’est une demande de toutes les minorités. Et c’est capital. Toutes les minorités opprimées se plaignent à raison du manque flagrant de représentations dont elles disposent et de ses conséquences.
Depuis tout petit, si vous êtes un homme blanc cis hétéro valide neurotypique, etc., vous bénéficiez de millions d’images positives de vous.
Mais dès qu’un, deux, trois critères vous manquent, ce nombre d’images positives se réduit et votre identification avec.

Si je n’ai jamais entendu parler d’une femme attirée par les femmes, vers qui vais-je me tourner le jour où ça m’arrivera ? Bah vers personne. En tout cas moi, quand ça m’est arrivé, j’étais démuni-e.
Si je ne connais pas d’images positives de la transidentité, vais-je assumer mon identité ? Vais-je comprendre ce que je ressens si je n’ai pas de modèle ? Non.

Car quoiqu’on en dise, notre société s’articule aujourd’hui autour de ce que l’on voit, nous sommes dans une société spectatrice. Et s’il y a bien une orientation sexuelle qui manque CRUELLEMENT de visibilité, c’est l’asexualité. Du coup on a inventé nos propres modèles :

« Sheldon Cooper est asexuel. Je me fiche que le réal ait pas le courage de le dire, pour moi il est asexuel. Je veux dire, il en a tellement rien à faire de la sexualité. C’est pas important pour lui et en ça je le trouve hyper touchant. J’ai une relation chaotique avec ce personnage. Je déteste le fait que le réal rende ses « avancées » dans sa relation romantique avec Amy émouvantes. Ce me fait chier parce que j’ai l’impression que ce qui obsède les gens c’est qu’il soit « normal » et couche avec elle. C’est tellement relou … Mais d’un autre côté ça m’émeut aussi parce que ça me rappelle tous les efforts et non efforts que j’ai fait pour les êtres que j’ai aimé, et c’est vrai que c’est des étapes importantes des fois. » M.

 

ni

 

« Je crois que Katniss Everdeen est asexuelle. Les gens disent que c’est parce que la situation s’y prête pas mais la situation se prête pas pour pleins de gens dans Hunger Games et ça les empêchent pas de penser au sexe. Je pense qu’elle est aromantique aussi, elle est tellement démunie sur ces choses là, ça me rappelle mon adolescence : toutes mes copines « éveillées » et moi à la ramasse. J’adore. » L.

 

index

 

« Benedict Cumberbatch fait un super Sherlock ace. J’ai tellement envie de manger du gâteau avec ce mec ! » E.

 

nlfq3

 

« À ma connaissance, les seules relations sexuelles de Littlefinger évoquées dans la série sont celles qu’il a eues avec Lysa Arryn. De toute évidence, leur union est calculée : il est dit plusieurs fois que la seule femme que Littlefinger ait jamais aimée est Catelyn Stark, la soeur de Lady Arryn.
On m’a rappelé également qu’étant plus jeune, Littlefinger avait déjà eu une relation sexuelle avec Lady Arryn, qu’il avait prise pour sa soeur. Cet argument visait à prouver que Littlefinger n’était pas asexuel mais malheureux en amour, jamais guéri de son chagrin, ce qui aurait tué sa libido sur le coup. Ahem. En supposant que cette relation sexuelle fût effectivement motivée par une attirance sexuelle, alors Littlefinger serait demisexuel, c’est à dire qu’il ressentirait une attirance à condition d’avoir un très fort lien (ou connexion) avec une personne (en l’occurrence, ici, un fort sentiment amoureux). Vous ne l’éjecterez pas du spectre si facilement.
Puisque je parlais d’échecs un peu plus tôt, évoquons l’adversaire de Littlefinger : Varys. Les deux personnages sont souvent mis en parallèle, puisque tous deux sont des tacticiens hors pair, manipulant adroitement personnages et événements pour approcher leurs buts respectifs, dans une sorte de bras de fer à l’échelle d’un royaume. Or il se trouve que Varys est ouvertement asexuel, comme il le dit lui-même dans l’épisode 6 de la saison 4, précisant en plus que l’absence de désir permet de poursuivre d’autres desseins. Je rappelle, comme on me l’a parfois fait remarquer, que le fait que Varys soit eunuque ne change en rien cette observation. Il me semble qu’il est d’ailleurs précisé que bien avant d’être eunuque, il n’était déjà attiré « ni par les hommes, ni par les femmes », autant dire par personne dans un univers binaire et ciscentré comme celui de Game of Thrones.
Supposer que deux personnages qui sont autant mis en miroir auraient en plus la même orientation sexuelle ne me semble absolument pas farfelu. L’asexualité de Littlefinger, que j’imagine sans aucune libido, expliquerait qu’il réussisse à passer tant de temps à élaborer ses minutieux stratagèmes, selon le raisonnement de Varys lui-même.
Enfin, je ne pourrais pas parler du rapport au sexe de Littlefinger sans évoquer la scène à l’origine de la création du terme « Sexposition ». Ce terme désigne le fait d’associer un récit (ici celui de la jeunesse de Littlefinger, par Littlefinger lui-même) à un arrière-plan contenant sexe et/ou nudité (ici, deux femmes nues mimant une relation sexuelle). Si la scène n’était clairement pas indispensable en l’état, et est clairement discutable tant l’omniprésence de la nudité et la façon dont elle est présenté dans la série peut être dérangeante, elle apporte tout de même un élément important dans l’analyse de l’orientation de Littlefinger. En effet, à aucun moment son attention et sa concentration ne sont détournées de ce qu’il est en train de raconter. Ça pourrait être anecdotique, Littlefinger pourrait être sexuel avec un self control à toute épreuve, mais dans une série avec une telle surenchère de sexe et de fanservice, où cette situation pourrait apparaître comme LE fantasme que le public voudrait voir à l’écran, son comportement peut être interprété comme un énorme indice quant à sa sexualité.
Quoi qu’il arrive, je m’accrocherai à l’asexualité de Petyr Baelish comme à une sorte de bouée de survie. Ce headcanon (théorie personnelle relative à une personnage de fiction) est une vraie bouffée d’air frais. D’autres personnages de fiction peuvent être considéré-e-s asexuel-le-s, mais aucun ou très peu n’a de parcours semblable à celui de Littlefinger : il possède des maisons closes, a une réputation plutôt « sulfureuse » et, de l’extérieur, ne semble pas ace pour un sou. Et pourtant !
Il me parle, il résonne un peu en écho avec mon expérience. Asexuelle ayant eu une forte activité sexuelle et une réputation en conséquence (en des termes positifs, tout de même), mon coming-out a été d’autant plus difficile à faire qu’il était en totale contradiction avec ce que mes amis et connaissances avaient pu connaître, ou croire savoir, de moi. Avoir un Littlefinger asexuel, ce serait un peu une libération, casser les codes de « l’asexuel-le unique » tel que dépeint-e dans la plupart des séries, celleui qui n’a jamais couché et m’a longtemps fait sentir comme une imposteure. » Carletta.

 nlfrg

 

2) La dénégation :

 

Avoir l’occasion de savoir ce que l’on est serait déjà merveilleux. Mais être plus visible nous permettrait surtout de ne plus être nié-es. L’asexualité c’est une orientation qui est beaucoup pathologisée. En fait c’est pas surprenant comme phénomène, toutes les orientations non hétérosexuelles ont été ou sont pathologisées depuis les années 50. Mais l’homosexualité, notamment grâce à la lutte contre le SIDA – paradoxalement – a eu l’occasion de faire entendre sa voix. Et  bien que la lutte ne soit pas finie, même si les orientations liées à l’imaginaire hétéro de l’homosexualité (qui n’est pas foutu de faire la différence entre homo, bi, pan etc.) ont encore du chemin à parcourir, au moins, les gens savent qu’elles existent. Ce n’est pas le cas pour l’asexualité. Nous sommes une minorité qui nous opposent aux sexuel-les toutes orientations confondues, et par conséquent, cette absence de désir est incomprise. Elle est donc niée. Parce que ce qu’on ne comprend pas, on ne peut le concevoir et donc l’accepter.

Là où est l’os c’est que nous, on leur demande pas de nous comprendre. On veut qu’iels sachent que l’on existe. Car si jamais iels ne saisiront nos orientations (au même titre que nous ne saisissons pas les leurs d’ailleurs), en y étant confronté-es régulièrement, peut être au moins accepteront-iels ce qu’iels ne peuvent comprendre.

Ce qu’iels ne semblent pas comprendre non plus c’est « comment peut-on être asexuel-le et avoir des préférences ? ». Il existe une énorme confusion entre orientation romantique et orientation sexuelle. On peut être homoromantique, hétéroromantique, aromantique, panromantique, biromantique etc. ET asexuel-le. On peut aimer uniquement les femmes et ne désirer personne. Ou uniquement les hommes. Ou ne pas s’intéresser aux genres. C’est pas incompatible en soi, c’est même logique en quelque sorte. Être asexuel-le c’est a priori ne pas s’intéresser au sexe, mais ça ne veux pas dire ne pas s’intéresser à la vie amoureuse. Ça n’est pas un vœu de célibat. C’est ce que nous nous tuons à vous faire assimiler.

Pour l’instant, c’est pas gagné. Le manque cruel d’infos et de communications à notre sujet nous fait passer pour ce que nous ne sommes pas. D’aucuns pensent que nous sommes abstinent-es, comme les prêtres, d’autres malades, ce
rtains ermites, de nombreux pensent traumatisé-es. Mais les pires je pense sont celleux qui jugent que « c’est normal de pas avoir envie de temps en temps. Tu sais, je pense qu’on est tous un peu asexuel-le dans le fond, on a tous des périodes de baisse, de déprime… » Oui mais non, je n’ai pas des périodes de baisse et de déprime. J’ai juste pas envie. C’est comme ça, c’est la vie. Et ça ne m’empêche pas d’être happy pour autant.

 

tumblr_ne8ls1swgV1teq6zko1_500
www.asexuality.org

 

Ces discours sont dangereux, car ils relayent toujours ce que nous sommes à une conséquence. Notre absence d’envie serait une conséquence d’une maladie, d’un trauma ou d’une mauvaise passe. Et s’il y a conséquence ça signifie aussi qu’il y a cause et donc solution. Mais ça ne marche pas comme ça, il n’existe pas de causalité particulière. Mon asexualité c’est la cause et la conséquence, c’est le tout, c’est ce qui fait que je suis moi, du moins en partie. Il n’y a rien à soigner. Si nous nous déclarons asexuel-les c’est parce que nous avons accepté de vivre ainsi, avec notre non envie. Nous pourrions à tout prix vouloir régler ceci : prendre des médicaments pour susciter le désir, faire une thérapie etc. Des gens font ça, sous la pression ou de leur plein gré. Et des fois ça fonctionne, des fois pas. Nous, nous avons décidé que non, nous ne nous imposerions pas un long processus probablement traumatique quand la réponse nous paraît évidente : oui l’asexualité existe, même si tu la nies. Oui je suis asexuel-le et oui ça me convient.

 

3) Dans ce monde, si tu n’existes pas, tu es mort.

 

C’est un titre volontairement violent, pour représenter la violence de ce que nous pouvons vivre. Comme dit plus haut, la visibilité c’est important pour l’identification, c’est important pour ne pas être nié-e. Mais c’est aussi important pour pouvoir vivre au milieu des autres et des relations.
Quand on est asexuel-le on est globalement une minorité dans la population. Du coup, trouver un-e autre partenaire asexuel-le c’est pas spécialement une sinécure. On doit donc partager notre vie souvent avec des sexuel-les.

C’est là généralement que la visibilité serait utile. Si toute ta vie on t’a répété qu’un couple sain est un couple qui baise, matin et soir, et qui en est content, vas-t-en vivre sereinement avec ta non envie. Si lea partenaire n’est pas au courant, c’est le parcours du combattant. Ton cerveau se remplit d’injonctions et de craintes : « iel va me quitter », « iel va me tromper », « combien de fois dois-je coucher pour qu’iel soit satisfait-e ? ». Si iel est au courant, le manège ne change pas forcément. Mais il y a la crainte du non-dit : « iel a l’air frustré je pense qu’iel ne me dit rien, je dois faire quelque chose », le sentiment de trahison : « iel doit bien savoir que je me force » et les engueulades déchirantes liées au sexe. Toujours le sexe.
Le problème c’est que faire admettre à quelqu’un-e l’existence et le besoin de respect de quelque chose dont il n’a jamais entendu parler est une tâche ardue. On vit dans une société hypersexualisée. On ne peut rien faire sans, c’est partout : la télé, le métro, la rue, les discussions. Comment envisager par conséquent qu’il existe des personnes pour qui ça n’est ni le centre des relations sociales, voire ni même un évènement envisageable ?

Et c’est cette omniprésence du sexe qui rend le coming out extrêmement difficile. Soit par peur de l’incompréhension, soit par peur tout court. Combien d’entre nous connaîtrons un viol correctif ? Parce que tu vas voir, mes techniques magiques vont te réparer, un orgasme et hop. Combien d’entre nous serons victimes de coercition et d’harcèlement pour obtenir du sexe ? Parce qu’ « un vrai homme ça veut toujours baiser », « une vraie femme ça sait faire plaisir à son-a partenaire ». Combien d’entre nous seront traumatisé-es par la crainte de l’abandon et se forceront, puis seront traumatisé-es par ces rapports forcés ? Combien d’entre nous seront en dépression parce que toute leur vie on leur aura appris que le sexe est le rapport social par excellence et qu’il n’existe pas de vie sans lui, culpabiliseront de ne plus en vouloir et se pathologiseront ?

 

tumblr_static_ejlpaljssc0s8wksgc8s00wg4
theasexualityblog.tumblr.com

 

Vous ne réalisez pas les enjeux que vous représentez pour nous. Nous ne demandons que de la visibilité, ça ne paraît pas grand-chose. Mais sans elle nous ne vivrons pas sereinement. Du coup, comme je suis une personne cool, je vais vous donner des idées, pour nous aider à être plus visible. Parce que si on le fait nous-mêmes bah on est pas sorti-es des ronces alors un peu d’aide serait bienvenue :

– Écrire, dessiner, inclure, filmer, jouer, imaginer des personnages asexuels. Pas des personnages violés et asexuels puis plus asexuels parce qu’on leur a donné foi en l’AMOUR ; pas des personnages asexuels prêtres, pas des personnages asexuels ermite. Écrivez des personnages asexuels comme vous écriez n’importe quel personnage, mais en omettant l’idée que le sexe les intéresse. Écrivez des personnages passionnés de cuisine, de socio, de tricot et qui se foutent comme de l’an 40 du sexe.

– Ne plus supposer les gens sexuels. Et par conséquent, ne pas spontanément parler de sexe comme si tout le monde le faisait. Ne pas titiller les gens sur le sujet.

– Partager nos drapeaux, nos articles, nos évènements et nos projets. Nous aider à étendre l’image pluraliste du spectre que nous souhaitons développer. Partager les articles sur la demi sexualité pour faire comprendre l’importance pour certain-es d’une connexion forte, partager des témoignages sur la greyasexualité pour comprendre que oui on peut être ace et avoir envie parfois.

– Ne plus voler notre A. Parce que sérieux, un jour, un-e ace, un-e aro ou un-e agenre vous fera bouffer vos dents, et vous l’aurez pas volé.

SPREAD THE WORD : THE A IS FOR ASEXUAL, AROMANTIC, AGENDER <3

 

Edit : les propositions effectuées ci dessus ne concernent qu’un certain type d’ace auquel je fais partie : celleux qui ne supportent pas que l’on évoqué la sexualité dans n’importe quel contexte. Mais tous les aces n’ont pas ce problème avec le sexe, le combat de la visibilité ne nous concerne pas tou-te-s, nous ne sommes pas une population homogène mais un spectre large avec des besoins divergents !

écrit par
More from KarlS

Le sexisme bien de chez nous

Quand j’étais petite, je n’étais pas grande et j’avais un amoureux. J’avais...
Lire plus